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Fonctionnement de la photogrammétrie par drone

Des photographies aériennes à la reconstruction 3D géoréférencée

Le fonctionnement de la photogrammétrie par drone repose sur des images nettes et recouvrantes. Le logiciel repère alors les mêmes détails sous plusieurs angles pour reconstruire une géométrie 3D. Le RTK facilite le positionnement des images. Enfin, les contrôles au sol servent à vérifier le résultat.

  • Recouvrement maîtrisé Trajectoires, GSD et angles adaptés
  • Géoréférencement RTK Position des images intégrée au calcul
  • Contrôle indépendant Précision vérifiée selon l’usage
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Modélisation 3D photogrammétrique de l’église de Saint-Brieuc Images → points homologues → modèle 3D
Reconstruction photogrammétrique De la prise de vue à la géométrie 3D La qualité du résultat commence par une acquisition préparée et contrôlée.
DJI Matrice 4 Enterprise en vol vu de l’arrière, avec son module RTK au-dessus du fuselage.
Plateforme d’acquisition DJI Matrice 4 Enterprise RTK Imagerie grand-angle, obturateur mécanique et positionnement RTK.

Principe de reconstruction photogrammétrique

Fonctionnement de la photogrammétrie par drone : reconstruire en 3D

Le fonctionnement de la photogrammétrie par drone part de photos nettes qui se recouvrent. Le logiciel repère d’abord les points homologues : les mêmes détails dans plusieurs images. Il estime ensuite leur position dans l’espace.

Il calcule aussi la position et l’orientation des caméras. Cette étape, appelée aérotriangulation, fixe ainsi les formes relatives du site. Le logiciel ajoute ensuite des points et place le modèle dans le référentiel.

Principe de reconstruction photogrammétrique Deux photographies recouvrantes partagent des points homologues. Les rayons issus de plusieurs positions de prise de vue permettent de calculer des points en trois dimensions. PHOTO A PHOTO B CAMÉRA 1 CAMÉRA 2 POINT 3D CALCULÉ Position et orientation estimées RECONSTRUCTION DENSE SURFACES VISIBLES REPRÉSENTÉES
Images recouvrantes Un même détail vu plusieurs fois Correspondances calculées Points de liaison et poses des caméras Géométrie tridimensionnelle Nuage de points des surfaces visibles

Traitement photogrammétrique : du vol au nuage de points

Chaque étape prépare ainsi la suivante. Le traitement ne peut toutefois pas corriger tous les défauts des photos.

  1. 01

    Préparation

    Définir l’acquisition

    Pour commencer, nous adaptons la zone, le détail, les trajets, la hauteur et les angles aux formes du site et au résultat attendu.

  2. 02

    Prises de vue

    Acquérir les photographies

    Le drone prend ensuite des photos nettes à intervalles réguliers. Leur recouvrement permet ainsi de voir chaque zone utile plusieurs fois.

  3. 03

    Correspondances

    Identifier les points homologues

    Puis le logiciel cherche les mêmes textures, angles et motifs dans les images pour créer un premier réseau de points de liaison.

  4. 04

    Aérotriangulation

    Aligner les prises de vue

    Le logiciel ajuste alors la position et l’orientation des caméras avec les points vus depuis plusieurs angles.

  5. 05

    Reconstruction

    Densifier la géométrie

    Une analyse plus dense des images crée ensuite de nombreux points 3D. Ils décrivent ainsi les surfaces que la caméra a réellement vues.

  6. 06

    Référentiel et qualité

    Géoréférencer et contrôler

    Enfin, nous plaçons les données dans le système de coordonnées prévu. Nous les vérifions donc avant de créer les orthophotos, les modèles 3D ou les autres fichiers.

Pour les études de terrain, le traitement des données peut se prolonger par un accompagnement topographique. Modèles, profils et plans sont alors préparés à partir des données et des contrôles convenus.

La qualité se prépare dès le plan de vol. Le recouvrement, la netteté, la stabilité et les angles variés guident donc la continuité du modèle.

Bloc suivant : géométrie d’acquisition

Géométrie d’acquisition

Principe de la photogrammétrie : recouvrement, GSD et angles

Pour comprendre le fonctionnement de la photogrammétrie par drone, il faut d’abord examiner les prises de vue. Le plan de vol fixe donc le recouvrement, la finesse au sol et les angles de la caméra selon les surfaces à reconstruire.

Recouvrement longitudinal Recouvrement latéral Résolution GSD

Lecture d’un plan de vol photogrammétrique

Couverture continue
Recouvrement des photographies pendant un vol photogrammétrique Plusieurs empreintes photographiques se chevauchent le long d’une trajectoire et entre deux bandes de vol voisines.
Première bande et ses images Bande voisine Zones observées plusieurs fois

Reconstruction 3D par images : le recouvrement

Chaque partie utile doit donc apparaître sur plusieurs photos. Le logiciel dispose ainsi d’assez de points communs pour relier les vues et reconstruire des formes cohérentes.

  • Recouvrement longitudinal Continuité entre deux images successives sur une même trajectoire.
  • Recouvrement latéral Liaison entre deux bandes de vol voisines sur la largeur du site.
  • Couverture réellement contrôlée Le relief, les obstacles et les zones masquées sont pris en compte dans la préparation.

Niveau de détail

Méthode photogrammétrique par drone : le GSD

La résolution au sol, ou GSD pour Ground Sample Distance, décrit la taille de terrain que représente un pixel. Elle dépend ainsi du capteur, de la focale et de la distance entre la caméra et la surface.

Capteur et focale

Le capteur et la focale fixent ainsi le champ de vision et la place des détails dans l’image.

Distance au sujet

Avec le même matériel, une distance plus faible donne donc en général une image qui couvre moins de terrain et montre plus de détail.

Dimension au sol par pixel

Le GSD aide ensuite à prévoir le vol, le nombre d’images et le volume de données du projet.

Orientation de la caméra

Reconstruction 3D par images : vues nadirales et obliques

Nous choisissons ou combinons ces orientations selon le relief, les façades, les zones cachées et les volumes à montrer. Elles répondent ainsi aux surfaces du projet.

Prise de vue nadirale orientée vers le sol

Caméra vers le sol

Prises de vue nadirales

Elles conviennent ainsi aux terrains, aux toitures et aux cartes quand les surfaces utiles sont surtout horizontales.

Prise de vue oblique orientée vers une façade

Caméra inclinée

Prises de vue obliques

Elles complètent donc les vues des façades, des reliefs marqués et des volumes que la seule verticale montre mal.

Cependant, il n’existe pas de réglage unique valable pour toutes les missions. Nous adaptons donc le recouvrement, le GSD et les angles aux formes du site et à l’usage des données.

Bloc suivant : RTK et contrôle

Géoréférencement et contrôle

Fonctionnement de la photogrammétrie par drone : RTK et contrôles

En photogrammétrie par drone, le RTK améliore ainsi le positionnement des centres de prise de vue. Des points mesurés au sol peuvent ensuite ajuster le modèle ou vérifier les écarts de façon indépendante, selon le besoin.

Une précision sérieuse ne repose donc jamais sur un seul équipement : elle associe acquisition, référentiel, calcul et vérifications.

Réseau d’acquisition et de contrôle

X · Y · Z
Schéma du RTK, des points d’appui et des points de contrôle Le drone photographie le site suivant plusieurs bandes. Les positions RTK accompagnent les images, les points d’appui contraignent le calcul et les points de contrôle servent à vérifier le modèle.
Position RTK d’une image Point d’appui au sol Point de contrôle indépendant

Méthode photogrammétrique par drone : mesurer et contrôler

Nous fixons donc la méthode avant le vol pour utiliser et vérifier les mesures dans le bon référentiel.

  1. 01
    Positionner les prises de vue Le RTK renseigne ainsi les coordonnées du drone à l’instant du déclenchement.
  2. 02
    Ajuster la reconstruction Les points d’appui peuvent ensuite contraindre le modèle avec des coordonnées connues.
  3. 03
    Mesurer les écarts Les points de contrôle restent hors calcul et permettent donc une vérification indépendante.
  4. 04
    Documenter le référentiel Nous précisons enfin le système horizontal, la référence d’altitude et les résultats des contrôles.
Données des images

Coordonnées RTK des photographies

Le RTK associe une position au centre de prise de vue de chaque image. Ces données facilitent ainsi le calcul des positions des caméras et le calage du projet dans le référentiel.

Le RTK améliore le positionnement, mais ne garantit pas seul la précision du livrable final.
Utilisés dans le calcul

Points d’appui au sol

Leurs coordonnées connues servent ainsi à caler ou à ajuster le modèle si la méthode et la précision visée le demandent.

Ils participent au calcul : leurs résidus renseignent l’ajustement, sans constituer à eux seuls un contrôle indépendant.
Exclus du calcul

Points de contrôle indépendants

Ces points restent toutefois hors du calcul d’ajustement. Après le traitement, nous comparons donc leurs coordonnées aux positions du modèle pour mesurer les écarts.

Ce sont eux qui apportent la vérification indépendante de la précision absolue du résultat.

Comprendre la précision

Reconstruction 3D par images : précision relative et absolue

Ces deux notions décrivent en effet des qualités différentes du modèle. Ses formes peuvent être cohérentes entre elles. Cependant, l’ensemble peut rester décalé par rapport à sa position réelle dans le référentiel attendu.

Cohérence interne

Précision relative

Elle décrit ainsi la justesse des distances et des formes entre les éléments d’un même modèle.

Position dans le référentiel

Précision absolue

Elle mesure en revanche l’écart entre la position d’un élément dans le modèle et sa position connue dans le référentiel.

Configuration FlyHD

DJI Matrice 4 Enterprise RTK

FlyHD utilise surtout le DJI Matrice 4 Enterprise RTK pour ses relevés par photos. Sa caméra principale, son obturateur mécanique et son RTK conviennent ainsi aux prises de vue en mouvement pour la carte.

Consulter les caractéristiques officielles DJI
20 mégapixels Définition effective de la caméra grand-angle du Matrice 4E.
Capteur 4/3 CMOS Caméra principale dédiée aux acquisitions cartographiques.
Obturateur mécanique Particulièrement adapté à la photographie acquise pendant le déplacement.
Positionnement RTK Coordonnées précises associées aux photographies lors de l’acquisition.

Les caractéristiques du système de positionnement décrivent le matériel. Toutefois, elles ne garantissent pas à elles seules la précision de chaque orthophoto, nuage de points ou modèle 3D.

Le référentiel est défini avant l’acquisition. Selon le projet, les données peuvent notamment être rattachées au Lambert-93 et à une référence altimétrique telle que le NGF-IGN69, avec les modalités de contrôle convenues.

Bloc suivant : données et limites

Données, usages et limites

Ce que produit réellement la photogrammétrie par drone

Comprendre le fonctionnement de la photogrammétrie par drone aide à choisir les bonnes données : orthophoto, nuage de points ou modèle 3D. Nous ne créons toutefois pas tous ces fichiers à chaque mission. Le choix dépend donc du but, des surfaces visibles, de la méthode et du besoin.

Chaîne de traitement

Traitement photogrammétrique : les données utiles

Le traitement photogrammétrique aligne d’abord les photos et reconstruit ensuite les surfaces visibles. Il crée enfin les données utiles au projet. Chaque fichier sert ainsi à voir, à mesurer, à cartographier ou à modéliser.

01
Photographies alignées Positions, orientations et points de liaison
02
Géométrie reconstruite Points denses et surfaces visibles
03
Données préparées Représentations adaptées à l’usage final

Nuage de points initial

Ces points de liaison servent d’abord à calculer l’alignement et la position relative des photos.

Nuage de points dense

Le nuage dense décrit ensuite en 3D les surfaces réellement observées.

Maillage 3D

Des triangles relient alors les points reconstruits pour former une surface continue.

Texture photographique

Les couleurs des photos habillent ainsi le maillage pour montrer l’aspect visible du site.

Orthophoto

Image 2D corrigée des principales déformations et rattachée au terrain pour un usage cartographique.

Modèle numérique de surface

Le modèle de surface décrit aussi les hauteurs du sol et des objets visibles, comme les bâtiments ou les plantes.

Modèle numérique de terrain

Le modèle de terrain décrit en revanche le sol, si celui-ci est assez visible et si le traitement permet de l’isoler.

Conditions de reconstruction

Principe de la photogrammétrie : surfaces et limites

La méthode fonctionne bien sur des surfaces fixes, visibles, assez éclairées et riches en détails distincts. D’autres cas demandent en revanche une méthode adaptée ou une autre technologie.

Conditions favorables

Des détails stables et visibles

  • Terrains dégagés, carrières et ouvrages minéraux.
  • Maçonneries, toitures et façades suffisamment texturées.
  • Sujets fixes observables depuis plusieurs angles.
  • Éclairage régulier et photographies nettes.
  • Recouvrement continu sans masque important.

Vigilances et limites

Des correspondances plus difficiles

  • Surfaces uniformes ne présentant presque aucun détail.
  • Verre, matériaux transparents ou fortement réfléchissants.
  • Eau et surfaces dont l’aspect change entre les photographies.
  • Circulation, objets mobiles ou végétation agitée par le vent.
  • Ombres profondes, variations de lumière et zones masquées.

Choix de la méthode

Photogrammétrie et LiDAR : deux mesures complémentaires

Le choix dépend d’abord du sujet, de sa visibilité, des plantes, du détail et des fichiers attendus. Aucune technologie ne convient donc mieux dans tous les cas.

Reconstruction par images

Photogrammétrie par drone

Elle retrouve les formes grâce aux photos qui se recouvrent et conserve leurs couleurs et leurs textures. Elle convient ainsi aux orthophotos et aux modèles 3D texturés.

Mesure laser active

LiDAR par drone

Il mesure directement des distances et produit un nuage de points. Certains retours peuvent ainsi atteindre des niveaux plus bas par les ouvertures du couvert végétal. Toutefois, ils ne traversent pas les feuilles elles-mêmes.

Selon le site, les deux acquisitions peuvent être combinées. Le LiDAR décrit alors les formes mesurées, et les photos ajoutent la couleur et le contexte visuel. Nous devons toutefois contrôler le calage entre ces données.

Comprendre le fonctionnement du LiDAR

Applications professionnelles

Méthode photogrammétrique par drone : les applications

Cette page explique le fonctionnement de la photogrammétrie par drone. Le résultat attendu détermine ensuite la prestation, le protocole d’acquisition, les contrôles et les formats de livraison.

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