Fonctionnement du LiDAR par drone
Impulsions laser, retours multiples, RTK/PPK et traitement du nuage de points
Le fonctionnement du LiDAR par drone repose sur des impulsions laser. Le capteur mesure leur temps aller-retour pour calculer les distances. Ensuite, ces mesures sont associées à la position GNSS et à l’orientation de la centrale inertielle pour construire un nuage de points 3D géoréférencé.
- Mesure laser active Distance calculée par temps de vol
- Retours multiples Réponses distinctes le long de l’impulsion
- Position et orientation GNSS, RTK/PPK et centrale inertielle
Impulsion → distance → point 3DPrincipe du LiDAR aéroporté
Fonctionnement du LiDAR par drone : du vol au nuage de points géoréférencé
Le fonctionnement du LiDAR par drone repose sur une mesure de distance. Le LiDAR — Light Detection and Ranging — utilise pour cela le temps aller-retour d’une impulsion laser. Sous le DJI Matrice 400, le Zenmuse L3 relie ensuite ces mesures à la position et à l’orientation du système.
Ainsi, le résultat est un ensemble de points 3D, assemblés puis contrôlés dans un système de coordonnées.
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01
Émission
Fonctionnement du capteur LiDAR : émission
Pour commencer, le capteur émet des impulsions vers le terrain. Le drone suit alors les trajets prévus pour couvrir le site.
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02
Réflexion
Principe du LiDAR aéroporté : les retours
Une partie de l’énergie revient ensuite vers le capteur après avoir rencontré une surface. Le système peut ainsi enregistrer plusieurs niveaux si le milieu le permet.
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Trajectoire
Technologie LiDAR par drone : localiser le capteur
Les données GNSS et celles de l’unité inertielle décrivent aussi la position et l’orientation du système. Les corrections RTK ou PPK renforcent alors le calcul de la trajectoire.
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Calcul
Positionner chaque point
Le calcul combine donc la distance, l’heure de mesure, la position et l’orientation du capteur. Il obtient ainsi les coordonnées 3D du point.
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Traitement
Construire le nuage de points
Enfin, nous assemblons les bandes, les plaçons dans le référentiel et les contrôlons. Le nuage de points doit ainsi rester cohérent et répondre au but du relevé.
Technologie LiDAR par drone : couleurs et classes
Les couleurs montrent soit l’aspect du site, soit les classes de points, soit l’altitude. Ces vues de Pendruc expliquent donc pourquoi il faut lire la légende et le mode d’affichage du nuage LiDAR.
Distinguer les points au sol
La classification sépare ici les points au sol des points non classifiés. Cette sélection permet ainsi d’examiner la partie terrain du nuage LiDAR.
Associer couleurs RGB et classes
Cette vue combine les couleurs des images et celles des classes. Vous repérez ainsi plus facilement les objets du site.
Du couvert boisé aux points au sol
Dans le vallon du Moros, ces vues montrent le fonctionnement du LiDAR par drone après le vol. Le filtrage sépare d’abord le nuage colorisé des points classés au sol. Les points sous la végétation montrent ainsi le relief, avec une qualité à contrôler selon les zones. Les points au sol servent ensuite à préparer un modèle numérique de terrain (MNT). Le modèle numérique de surface (MNS) garde en revanche les altitudes des surfaces, y compris les plantes et les ouvrages.
Le nuage LiDAR avec la végétation
La colorisation relie les points aux couleurs du site. Cette vue garde ainsi la végétation. Les cimes peuvent donc masquer la lecture du relief au sol.
Configuration d’acquisition FlyHD
Technologie LiDAR par drone : Matrice 400 et Zenmuse L3
Un relevé LiDAR fiable ne repose pas uniquement sur le laser. Il associe donc le drone, le capteur, la trajectoire GNSS, l’unité inertielle, les corrections RTK ou PPK et le traitement.
FlyHD utilise ainsi le DJI Matrice 400 avec le LiDAR Zenmuse L3. Nous préparons ensuite toute la chaîne, du vol au nuage de points situé dans le référentiel.
Plateforme aérienne
DJI Matrice 400
Le Matrice 400 transporte le LiDAR et suit le plan prévu selon le terrain, la zone et le détail visé. Une trajectoire régulière aide ainsi à garder des bandes continues.
- Environ 9,74 kg
- Avec batteries et hélices, hors charge utile.
- 980 × 760 × 480 mm
- Dimensions dépliées avec train, hors hélices.
- Navigation RTK
- Positionnement mobilisable pendant l’acquisition.
- Plan de vol adapté
- Altitude, vitesse, trajectoires et recouvrement.
Capteur et système POS
Fonctionnement du capteur LiDAR Zenmuse L3
Le Zenmuse L3 réunit un laser, deux caméras RGB de cartographie et un système de positionnement et d’orientation. Les mesures laser sont ainsi synchronisées avec la trajectoire et l’attitude du capteur au moment précis de chaque acquisition.
- 1,60 kg
- Poids du capteur, hors connecteur de nacelle.
- Laser 1 535 nm
- Mesure de distance par temps de trajet.
- Deux caméras RGB
- Imagerie de cartographie et contexte visuel.
- Trois balayages
- Linéaire, étoilé et non répétitif.
Fonctionnement du capteur LiDAR : fréquence et retours
Le Zenmuse L3 peut enregistrer jusqu’à 16 retours pour une même impulsion, mais cette valeur n’est disponible qu’aux fréquences de 100 et 350 kHz. À 1 MHz, le capteur propose en revanche 4 ou 8 retours ; à 2 MHz, il fonctionne avec 4 retours.
Le réglage dépend donc de la hauteur de vol, de la densité recherchée, de la végétation, des surfaces et de l’objectif du relevé. Davantage de retours ou de points ne signifie donc pas automatiquement une donnée plus précise.
Ces valeurs sont les capacités constructeur. Le réglage de mission dépend donc du site et de la méthode retenue.
Comprendre les méthodes de mesure
Technologie LiDAR par drone, photogrammétrie et scanner terrestre
Le fonctionnement du LiDAR par drone repose sur une mesure laser active. La photogrammétrie calcule en revanche les formes à partir de photos qui se recouvrent. Un scanner laser terrestre observe, quant à lui, le site depuis le sol. Ces méthodes répondent donc à des contraintes et à des angles de vue différents.
Mesure laser active
Principe du LiDAR aéroporté
Le LiDAR mesure la distance aux surfaces grâce au temps de trajet des impulsions laser. Il produit ainsi les formes en 3D dans un nuage de points.
- Acquisition du relief, des structures et des parties supérieures d’un site.
- Mesures possibles à travers les ouvertures d’un couvert végétal, sans traverser les feuilles ou les branches.
- Répartition des points dépendante du balayage, de l’angle d’incidence, de la distance et de la réflectivité.
Reconstruction par images
Photogrammétrie par drone
La photogrammétrie cherche d’abord les mêmes détails dans plusieurs photos qui se recouvrent. Elle calcule ensuite leur position dans l’espace. La qualité dépend donc des surfaces visibles, de leur texture et de la lumière.
- Géométrie reconstruite à partir de prises de vue acquises sous plusieurs angles.
- Information colorimétrique utile pour l’orthophoto, la documentation et les modèles texturés.
- Méthode particulièrement pertinente lorsque les surfaces présentent suffisamment de détails identifiables.
LiDAR aérien et scanner laser terrestre : deux points de vue complémentaires
Les deux systèmes mesurent des distances au laser et créent des nuages de points. Ils diffèrent toutefois par leur position et donc par les parties du site qu’ils peuvent voir.
Depuis le ciel
LiDAR embarqué sur droneIl couvre surtout les terrains, les plantes, les toitures et le haut des structures. Il peut ainsi relever de grandes surfaces ou des secteurs difficiles à parcourir au sol.
Depuis le sol
Scanner laser terrestreIl observe les façades, les dessous d’ouvrages, les espaces accessibles et des zones cachées depuis le ciel. Plusieurs stations peuvent donc être utiles pour limiter les masques et couvrir les formes recherchées.
Acquisition, traitement et contrôle
Fonctionnement du LiDAR par drone : balayage et contrôle
Le fonctionnement du LiDAR par drone ne se résume pas à l’émission d’un laser. Nous préparons donc ensemble le balayage, la trajectoire, le positionnement et le traitement. Le nuage de points doit ainsi se placer dans le référentiel et répondre au site et à l’usage prévu.
Champ de balayage 80° × 3°
Fonctionnement du capteur LiDAR : balayage linéaire
Le faisceau décrit un motif régulier, surtout en travers de la trajectoire. Le drone avance et transforme ainsi ce balayage étroit en bandes qui couvrent le terrain.
Champ de balayage 80° × 80°
Principe du LiDAR aéroporté : balayage étoilé
Les directions de mesure se croisent pour voir les surfaces sous plusieurs angles dans un champ plus large. Ce mode peut donc convenir aux formes qui demandent des angles plus variés.
Champ de balayage 80° × 80°
Balayage non répétitif
Le motif évolue au fil des cycles et répartit progressivement les mesures dans le champ observé. La durée de mesure et le plan de vol guident donc la répartition des points.
Chaîne de production LiDAR
Principe du LiDAR aéroporté : calculer les points 3D
Pendant le vol, le système synchronise le laser, la trajectoire GNSS, l’unité inertielle, les images RGB et les données d’étalonnage. Le traitement consolide ensuite ces sources avant la livraison.
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01
Calculer la trajectoire
Pour commencer, les corrections RTK ou PPK disponibles renforcent la position et l’orientation du système. Chaque mesure retrouve ainsi sa place dans le temps et l’espace.
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02
Générer les points
Le calcul combine ensuite le temps de trajet de l’impulsion, la trajectoire et l’orientation du capteur pour obtenir les coordonnées X, Y et Z.
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03
Assembler les bandes
Puis nous réunissons les passages dans un même système de coordonnées pour créer une couverture continue et cohérente.
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04
Contrôler et classer
Enfin, nous vérifions la couverture et la cohérence. Nous pouvons alors écarter les mesures isolées et organiser les points selon le projet.
Pour prolonger un relevé de terrain, découvrez le traitement des données LiDAR et l’accompagnement topographique permettant de préparer des profils, plans ou modèles adaptés à votre étude.
Précision et cohérence
Ce qui influence la qualité d’un nuage de points LiDAR
Cependant, la performance annoncée du capteur ne suffit pas à décrire la qualité finale. Elle dépend donc de toute la chaîne : préparation, conditions de vol, référentiel, traitement et contrôles.
Distance de mesure
Elle change ainsi l’empreinte du faisceau sur la surface et la répartition des points.
Angle d’incidence
Une surface inclinée renvoie en effet le signal autrement qu’une surface vue plus directement.
Nature des surfaces
Un sol clair, les plantes, l’eau ou un matériau sombre réfléchissent ainsi le signal de façons différentes.
Trajectoire et couverture
La hauteur, les passages et leur recouvrement guident donc la continuité des bandes et les zones visibles.
Position et orientation
La qualité de la trajectoire GNSS et de l’orientation aide ainsi à bien placer les mesures.
Traitement et contrôles
L’assemblage, le filtrage et les contrôles servent enfin à repérer les incohérences avant la livraison.
